Le Blog Tuasmalou
Partage d'expérience par une maman

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La constipation chez l’enfant

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Alors que les journaux médicaux nous rabâchent sans cesse les mêmes remèdes contre la constipation, que peut-on faire quand aucun de ces remèdes ne marchent ?

Les causes de la constipation sont nombreuses. Lorsqu’il s’agit uniquement de troubles élémentaires basiques, c’est à dire liés à l’alimentation, il suffit simplement de rectifier l’alimentation: plus de fruits et de légumes, et tout rentre dans l’ordre. On connait, en général, les aliments constipants, ce sont les mêmes que nous utilisons en cas de diarhée: Banane, riz…

Or, la constipation peut avoir de multiples autres causes… Lesquelles?

Si la rectification alimentaire n’a pas donné de résultat, n’insistez pas, l’alimentation n’est tout simplement pas la cible, la cause. N’allez donc surtout pas surcharger l’assiette de votre enfant en fibres ou en aliments de ballast, la cause est ailleurs!

Les autres causes possibles sont donc émotionnelles ou fonctionnelles.

Emotionnelles (plan psychologique):
– Les toilettes sont-ils propres? Sentent-ils bon?
– Les toilettes offrent-ils une impression de sécurité à l’enfant? (Lieu, décor, taille…)
– Les toilettes sont-ils adaptés à la taille de l’enfant ou doit-il se tenir de toutes ses forces pour ne pas tomber dedans? Difficile de se laisser aller lorsqu’on est crispé…
– Lui auriez-vous raconter des histoires d’un « ogre mange-caca » qui vit au fond de la cuvette?
– A-t-il tout simplement le temps d’aller aux toilettes? Le matin avant d’aller à l’école, le soir avant d’aller se coucher, va-t-il volontiers à ceux de l’école ou se retient-il pour ne surtout pas y aller?
– …

Fonctionnelles (plan physique):
– La position adoptée une fois assis sur les toilettes est-elle optimum? D’après les dernières études, une position accroupie serait préférable pour libérer les intestins.
– En massant le ventre de votre enfant, vous pouvez sentir, dans le bas ventre à gauche, l’accumulation de selles… Massez alors doucement cette zone en effectuant des petits cercles. Normalement vous devriez sentir sous vous doigts l’accumulation de selles durcies. À vous dans un geste circulaire, ferme et doux à la fois, de donner l’impulsion aux déchets (ce geste peut être appris aux enfants plus grands.
– L’enfant aurait-il fait une chute sur les fesses? La mécanique squelettique aurait pu être touchée (sans qu’il y ait de fracture ou même de douleurs persistantes). Dans ce cas, il faut penser à l’ostéopathie

En ce moment, on est plutôt en période de gastro… peut-être une aubaine pour les constipés 😉 Mais si vous voulez l’éviter, redoubler de conscience dans le lavage des mains!

Hygiène intime, ça fait flipper!

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Un choc septique produit par un tampon oublié, des odeurs nauséabondes lors des règles, des menaces de cancer parce que les protections hygiéniques sont bourrées de pesticides… Waow! Joli programme en perspective! Un programme de 5 jours par mois, qui débute entre 11 et 16 ans et qui se termine 40 ans plus tard?!?
J’imagine bien que l’argument « avec du coton » incite beaucoup d’entre nous à penser « le coton, c’est bien, c’est naturel, donc inoffensif » mais en l’occurrence, c’est justement le coton qui est bourré de pesticides! Je fulmine (vous voyez le smiley tout rouge sur les smartphones? Ben c’est celui là!)
Des tampons « silk touch »… « toucher soyeux »… Effectivement, je ne les vois pas mettre, comme argument de vente: « terrible touch »!!
Bon… On fait quoi???
D’abord un petit calcul: 5 jours fois 12 mois = 60 jours. 60 jours = 2 mois. 2 mois fois 40 ans = 8-9 ans. 8-9 ans, 24 heures sur 24, de substances toxiques dans, ou sur, une de nos zones les plus perméables… et il faudrait qu’on continue à accepter ça???
Une amie me disait qu’elle puait quand elle avait ses règles. (ce sont ses propres mots) J’ai trouvé cela étrange et j’ai attribué son constat, de manière simpliste, à la difficulté qu’ont certaines femmes à vivre cette période…Une odeur nauséabonde donc? Non mais! Non mais non! Mais si!!! Régulièrement, ses mots me turlupinaient. J’ai donc voulu comprendre. Hop! direction le super marché… Juste le fait d’ouvrir un paquet de serviettes hygiéniques d’une marque vantée dans les publicités me soulève le coeur!!! Mais c’est quoi ça??? C’est quoi?? Sentez-vous, vous aussi de quoi je parle? On dirait une odeur de parfum WC, ces sprays qui sentent déjà le caca alors que l’emballage indique « fraîcheur marine » ou « prairie fleurie ». À présent, après avoir testé les protections « nouvelle génération » in situ, moi aussi je trouve que je pue :-(( Mais c’est quoi ça? Mais c’est quoi??? Au secours! C’est pas possible!

On fait quoi???
C’est ça « avoir ses règles » au XXIème siècle???

Ma solution passe par l’information, l’instruction et surtout l’accompagnement. De la même manière qu’on va préparer sa fille à la venue de ses menstruations, on lui parlera des différentes protections possibles. Mais pour cela il faut être au clair soi-même… Je suis peut-être maman de 4 garçons, mais tous les jours je côtoie des jeunes filles réglées (comme on dit). Et lorsqu’elles me disent: « je ne peux pas faire la gym » et que je les vois jouer normalement dans le préau, je me dis qu’il y a du boulot. Ou lorsqu’elles me disent: « Voilà, t’es contente, je te l’ai dit! » Je me dis aussi qu’il y a du boulot. Que de secrets encore, que de tabous! Alors j’essaye de les aider à se respecter, à écouter leur corps, leurs peurs, au-delà des idées reçues.
En se préparant à la , on peut prendre le temps de réfléchir sur le bien fondé de certaines habitudes, sur certaines croyances. Le moment où notre petite fille devient une jeune fille est important. Ouvrons-leur les portes, montrons-leur le chemin de la connaissance intime d’elle-même. Bien sûr, idéalement, on n’aura pas attendu le jour J. Mais si on est passée à côté jusqu’ici, c’est le moment de prendre le temps.
Revenons-en au problème des protections périodiques. Voici mes solutions:
– Les protections hygiéniques classiques (serviettes, tampons) bio. En attendant d’être au point avec au moins une des deux suivantes 😉
– la coupe menstruelle (moon cup, diva cup)
– le flux instinctif.
C’est chouette d’être une femme. Tous les jours de l’année! À nous de le découvrir… 😉

Attentats. Comment en parler aux enfants?

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En tant que parents, on souhaiterait soustraire nos enfants à cette désolation. C’est normal. Or, il n’y a rien de pire pour un enfant que de sentir des choses, entendre des mots, sans savoir à quoi les relier. Prenons donc le problème à bras le corps et parlons-en. Oui, mais pas n’importe comment. Il n’y a malheureusement pas de recettes miracles… juste quelques pistes et règles… Le but numéro 1 est d’empêcher que l’enfant se fasse des films! Vous qui lisez ces lignes, vous avez été petit non? Alors souvenez-vous de l’homme ou de la femme un peu louche que vous avez croisé, qui a offert des bonbons aux enfants alors que vous jouiez au loup sur la place de jeu. Son intention était sincère mais il a suffit que l’un d’entre vous pense que ses bonbons étaient empoisonnés pour que toute votre bande ait mal au ventre… Non? Donc voici les règles:
Règle numéro 1:
– vérifier ce que l’enfant sait déjà. ça parait bête dit comme ça, mais je vous assure que, autant lui que vous, peut tomber des nues et ce, quelque soit son âge. Vous pouvez très bien imaginer, que puisque tout le monde en parle, il est au courant, il sait tout, alors qu’il n’en est rien. Et à l’inverse, il a déjà tout, vu tout entendu (j’exagère exprès) et vous ne savez même pas comment il sait tout ça.
Alors voilà, en commençant par « il s’est passé quelque chose aujourd’hui ou hier à … en as-tu entendu parler? » Ainsi, vous introduisez le sujet sans brusquer votre enfant et/ou en lui ouvrant la porte.
Suite à votre question, il y a deux réponses possibles: oui ou non.
Si la réponse est oui, que sait-il? Et partir de ce qu’il sait, répondre à ses interrogations,ses peurs, ses doutes, etc.
Si la réponse est non, sachez qu’elle ne va probablement le rester longtemps (copains, télé… ils sont tous là pour véhiculer les news)
Règle numéro 2:
– adapter ses paroles à l’âge de l’enfant et vérifier ce qu’il comprend en utilisant la reformulation, c’est à dire lui faire redire avec ses propres mots ce qu’il a compris. À l’aide de votre sensibilité, rectifiez, clarifiez, corrigez, autant que possible.
Règle numéro 3:
Lui éviter de se faire des films, des mauvais films: Restez concret, factuel, simple, afin de ne pas lui permettre de se faire des films. On en revient à la règle numéro 1. Aujourd’hui il s’est passé cela. Point. Si on éprouve le besoin d’en parler plus, alors il faudra trouver un autre interlocuteur! L’enfant, au delà de ces quelques mots, pourrait se faire des films, contentez vous de répondre à ses questions de la manière la plus neutre possible.
Règle numéro 4:
Si vous vous sentez trop affecté par le sujet, déléguez. Expliquez bien à votre enfant que cela n’a rien à voir avec lui, et passez le relai à une personne de confiance: rien n’est plus terrifiant pour enfant que de sentir l’angoisse de ses parents. En même temps, si vous ne pouvez pas faire autrement, mettez des mots, METTEZ DES MOTS, et accueillez les siens, accueillez le de tout votre amour. L’amour est plus fort que tout.
Règle numéro 5:
Protégez-le des images. Par amour pour lui, protégez-le des images et des sons. (ce qui veut dire en clair: ne regardez pas la télé en lui mettant simplement la main sur les yeux. Eteignez!) Vous avez certainement déjà constaté qu’à partir d’un joli dessin animé, il part dans ses rêves. Qu’il soit réveillé ou endormi, son imagination va travailler en fonction de ce qui le touche, de ce qui lui parle. Pas toujours, mais souvent. Tenez! Mon fils était persuadé d’être allé à Disneyland… à partir des seules pubs d’introduction aux dessins animés de Disney. Il a vingt ans aujourd’hui et j’ai beau lui dire que « non, désolée » il continue de croire qu’il y est déjà allé… Il l’a certainement rêvé, c’est un beau rêve que je lui laisse et dont on sourit tous les deux. L’imagination des enfants est puissante.
Au moment où j’écris ce billet, mon fils de 17 ans prend connaissance de l’actualité… Je pense que toutes ces règles sont applicables, même au seuil de la majorité. Qui ne flippe pas? D’ailleurs, il est déjà venu me dire: Je voulais partir à partir à Paris avec des potes à Pâques… Tu me permets? À moi d’appliquer mes théories!!!
On partage nos expériences? Oui! Go donc dans l’espace « commentaires ».
Pensées aux familles endeuillées.

Comment respecter le sommeil des ados?

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Alors que certains parlent de modifier les horaires scolaires afin de les adapter aux changements de sommeil des ados, pour l’heure, il n’y a aucun changement concret. En effet, d’après des études, à l’adolescence, sous l’effet des hormones, le sommeil change. Le coucher est plus tardif puisque les ados ne ressentent la fatigue que vers 23 heures (toujours selon étude). Sachant qu’il leur faut 9-10 heures de sommeil, idéalement ils devraient pouvoir se lever à 8 heures. Et être prêts à suivre des cours à 9 heures. Chez nous (en Suisse) on est loin du compte, puisque les cours commencent à 8 heures ou même à 7 heures pour certains cursus!
Parallèlement, les activités extras-scolaires (sport, musique) des ados voient leurs horaires se modifier. Leurs entraînements commencent plus tard, ils débutent vers 19h-20h vu que les terrains ou les salles sont occupés avant par les plus jeunes. Logique!
Ce qui n’est pas logique c’est que quelqu’un qui termine un entraînement ou un match à 22h ne peut pas s’endormir avant minuit (douche, repas, retour au calme du corps) et encore moins être en forme, en cours, à 7 heures le lendemain… Alors comment faire?

D’autant plus que nous savons aussi très bien que l’adolescence est une période critique quant à la poursuite d’une activité sportive régulière. Je répète: Comment faire?

Avec l’ado idéal pas de problème: il a bien compris que son sport, son instrument de musique et ses études passent avant tout, alors le week-end il ne sort pas, afin de racheter son manque de sommeil et de garder le rythme du lever tôt. Mais pour les autres? Parfois, tellement fatigués par leur semaine, ils s’endorment avant même de savoir quel est le plan entre potes. D’autre fois, ils me demandent de les réveiller à 20 heures pour qu’ils puissent quand même sortir un peu.

Ils sont braves ces ados, ils ont tellement de choses à faire, tellement de choses à découvrir, tellement d’énergie pour tout cela, qu’on pourrait quand même les aider un peu en aménageant des rythmes scolaires à leur portée, non?

J’attends vos réactions, vos commentaires, vos solutions dans l’espace « commentaires » ci-dessous.

La fessée. Oui? Non? Parfois? Jamais? Pourquoi? Pourquoi pas?

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Le mot fessée est comme beaucoup d’autres mots qui, à leur simple évocation, éveille une multitude d’images et de sentiments différents chez chacun. Pour certains se sera le summum de la violence alors que pour d’autres c’est juste un geste anodin, parfois libérateur, un peu plus dynamique qu’un autre, certes, mais sans plus. Pour d’autres encore, le mot fessée n’est qu’un concept n’ayant jamais été expérimenté. En tout cas, elle fait jaser cette fessée et elle fait mal! Physiquement ou psychiquement. Cependant, la fessée originelle serait juste une histoire d’énergie…

J’esssplique:

Dans quelle situation est donnée une fessée?

Si je résume et shématise: Chaque fois que la limite de l’un ou de l’autre est atteinte (l’enfant qui dépasse celle que lui a indiquée l’adulte, l’adulte qui ne maîtrise plus ses émotions-sa colère le dépasse).

Plutôt que de tergiverser sur le bien ou le mal fondé de la fessée, je vais chercher à l’intérieur, j’introspecte ce qui anime l’un ou l’autre à « chercher » la fessée ou à donner la fessée « bien cherchée » (Bon avec mes guillemets vous aurez bien compris que je ne suis pas en accord avec le principe de la fessée).

Que ce soit du côté de l’enfant ou du côté de l’adulte, il y a un besoin quasi vital de stopper ce qui en cours. Dans ces cas (urgence) les cerveaux de raisonnement, de réflexion se mettent en veille afin de laisser la place au cerveau des urgences, de l’action. Cerveau qui se résume assez simplement en une question: « action (combat) ou non-action (fuite)« . La fessée est une action… un combat dans l’idée de sortir victorieux. (choix « réfléchi » de notre cerveau, sinon il aurait pris l’option fuite). Jusque là tout est parfait, oui parfait, personne (adulte ou enfant) n’a dit, « je pars » laissant l’autre seul face à lui-même. La situation est ok. Chacun est encore en relation, c’est important surtout pour l’enfant: à l’âge où ils ont le plus tendance à chercher les fessées, ils ne peuvent pas rester livrés à eux-mêmes, MAIS EST-CE QU’ILS CHERCHENT VRAIMENT LA FESSEE?

Comme je l’ai dit plus haut, je vais faire une introspection et que vois-je? juste de l’énergie bouillonnante, de l’énergie en grande partie mentale « Ah! je n’en peux plus, ah! il se fiche de moi! ah! il m’énerve, ah! mais tu me fais honte, regarde comme on nous regarde… ») Cette énergie à besoin de retrouver sa maison, son lieu naturel d’habitation, c’est à dire son corps. La fessée fait redescendre l’énergie dans le corps, l’énergie ne connait pas le langage des mots (« calme-toi », « respire » ne fait aucun sens pour elle), il faut lui parler concrètement, physiquement! N’y a-t-il alors que la fessée pour seule solution??Heureusement non!

Alternatives à la fessée:

– Passer les avants-bras sous l’eau froide lorsque nous nous sentons dépassés. (Préférer et choisir cette option aussi pour l’enfant à la place de la douche froide 😉 )
– Proposer un verre d’eau, passer une lingette sur le visage.
– confier l’enfant à quelqu’un de responsable et partir marcher, courir, danser=libérer l’énergie et lui permettre de se reloger dans notre corps plutôt que dans notre tête.
– serrer fort (avec bienveillance!) l’enfant dans ses bras, le contenir, qu’il ressente les limites de son corps, qu’il s’apaise dans la douce proximité physique. Pour cette solution il faut que le parent se sente vraiment en paix et que l’enfant accepte cette proximité (on le sait très vite), sinon passer à la première ou à la deuxième solution 😉

Tout ceci n’est parfois pas si simple… surtout « in situ ». Quand on a le nez dedans, il serait bon d’avoir un fil conducteur.
Le mien était simple, il est toujours valable et concerne toujours mes enfants même s’ils ont bien grandi depuis. Le voici:
Canard numéro 1 et canard numéro 2.
Mais qu’est-ce qu’un canard vient faire ici? Vous ne voyez pas?
Alors voici l’histoire du canard:
Il était une fois un joli canard, moulé dans du bronze, qui trônait au milieu d’une bibliothèque remplie des meilleurs livres sur l’éducation. Son « propriétaire » avait beau l’appeler cent fois et sur tous les tons pour qu’il vienne sur son bureau (jusqu’à ce mettre dans des états difficilement imaginables vu ses connaissances en matière d’éducation) le canard ne se déplaçait pas. C’était le canard numéro 1.
Le canard numéro 2, en tout point aussi beau et aussi immobile que le numéro 2, venait se poser sur son bureau comme il lui avait demandé. QU’AVAIT-IL FAIT? QU’AVAIT-IL DIT?
Rien dit, tout fait.
Un enfant qui n’entend plus les mots a besoin d’être pris par la main (avec bienveillance), à ce moment, il est comparable au canard en bronze: on aura beau aller jusqu’à crier voire frapper, rien ne se passera. Le guider physiquement, calmement et avec amour nous mènera au résultat souhaité. Passer du langage oral au langage physique… CQFD (Ce Qu’il Fallait Démontrer).
Langage physique ne veut pas dire violence physique, en aucun cas! En partageant ici vos solutions, vous aiderez d’autres parents à faire leur chemin. 🙂 Et tous les enfants vous remercieront tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, du chemin que vous aurez parcouru…

En complément: l’empathie

la rentrée-reprendre le rythme

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Voilà, on y est, dans quelques jours, les enfants, grands et petits, reprendront le chemin de l’école. Pour les plus jeunes, il y a bien souvent plusieurs choses à mettre en place comme aller voir l’école, reparler des journées: où mangera-t-il, quels camarades va-t-il retrouver? Mettre des mots et des images sur le futur quotidien de l’enfant afin de le rassurer.

Mais pour tous, c’est aussi le moment de reprendre le rythme! C’est important le rythme, surtout celui du lever (donc du coucher!). Hé oui! Fini le temps où l’on se réveille naturellement on va tous retrouver le son du réveil qui parfois contrarie notre sommeil. Alors pour avoir des enfants en forme dès la rentrée, il faut qu’on s y mettent dès maintenant, autrement lundi, ça va être un véritable jet lag et soupe à la grimace au menu du petit déjeuner!

Belle rentrée à tous!

otite- les à côtés

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Si l’idée m’est venue de faire un billet sur les otites, c’est bien évidemment qu il y en a eu une chez moi!
Peu habituée à ce genre de truc, j’ai été surprise de l’intensité de la douleur. L’otiteux a 13 ans et j’ai vécu un saut dans le passé. Un saut de 13 ans! Nan, je n’exagère pas. Réveil toutes les deux heures la nuit… Alors j’exagère? La seule chose qui ait changé, c’est le vocabulaire et la découverte d’un nouveau registre de grossièretés 🙁 Où donc et quand donc a-t-il appris tout ça??? « Sa mère » n’est en soit pas grossier, mais suivant ce qui est dit avant et après… ça devient franchement inaudible! Je comprends qu’il ait mal aux oreilles!
Ayant déjà fait quelques entorses au règlement (espacer les prises des anti-inflammatoires et anti-douleurs) j’ai cherché dans mes lointains souvenirs persos d’otites. Eurêka! Compresse chaude, mais c’est bien sûr! Hop! Ni une, ni deux je mets le coldpack à chauffer et lui la pose sur l’oreille. Soulagement immédiat.:-) Ce qui me laisse le temps de réfléchir encore… Compresse d’argile! Hé oui! Mais comment ai-je pu l’oublier?!? Merci l’otite! L’argile a la propriété de… LES propriétéS de… roooh… il y en a tellement quand j’y pense, que je vous laisse lire, imprimer et afficher sur le frigo le contenu du site sur l’argile. Le cold/hot pack est vraiment le remède à avoir à portée de main et… y penser!
À présent, il est 3 heures 30 du matin, et je n’ai pas encore dormi. Il est dans mon lit et me demande de lui raconter une histoire… Ah? euh? Une histoire tu dis? Cela fait quelques temps déjà qu’il préfère s’endormir seul, sans ma petite histoire… Oui, heu, donc une histoire? Oui, une histoire de lutins. De lutins? Oui des lutins dans une forêt. Et voilà que l’histoire démarre. Trois minutes après, il renflotte et moi, mon histoire était tellement chouette que je me la suis continuée en me disant qu’il l’entendait sûrement… 🙂 De toute façon j’étais largement réveillée!
Il y a encore eu des réveils et j’ai encore fait chauffer la compresse.
Le lendemain matin, il me dit:  » merci pour la compresse, mais je crois que c’était psychologique… »  » Ah ben mon p’tit gars, ch’crois pas non! Se sentir mieux avec une compresse chaude sur la figure alors qu’il fait 35°C en pleine nuit et qu’on dégouline en dormant… Même avec beaucoup d’imagination, je n’arrive pas à imaginer où mettre l’effet psychologique… » « Ah ah! Ah ouais…. » Heu.. Ben tu peux me refaire une compresse chaude (35°C à 11 heures du mat’) s’il te plait? Et aussi l’argile… » Mais bien sûr! Juste pour l’effet psychologiques?
Finalement, cette horrible otite nous aura permis de:
– passer de chouettes moments.
– De mettre mon dernier enfant sur la voix des remèdes alternatifs sans pour autant faire fi d’un avis médical- diagnostique:
otite moyenne aigüe. Donc anti-bio. Mais tout ça parce qu’il a mis les pieds au mur pendant deux jours. Effectivement, c’est toujours mieux de s’amuser que d’aller poireauter dans une salle d’attente… surtout quand on est en vacances. J’espère qu’il en aura tiré la leçon.
– redécouvrir nos vieux remèdes… Froid/chaud, huiles essentielles, oligo-éléments, argile, dialogues, repos
Et si on me demandait de mettre dans l’ordre ces quelques éléments, je dirais:
– repos
– dialogue avec soi-même ou une personne de confiance (en fonction de l’âge et de la capacité à se remettre en question, sans jugements)
– en général ça suffit… :-). Oui!
– Consulter un médecin pour avoir un diagnostique et choisir, en connaissance de cause, le ou les remèdes.
Mon fils otiteux de 13 ans lirait ça qu’il dirait: pffff…
Mes fils de 15 et 17 ans liraient ça qu’ils diraient: Ouais… d’un air un peu interrogateur, mais en même temps ils ne peuvent pas tout envoyer bouler puisque je les ai si souvent bien soignés avec mon argile, mon froid, mes huiles essentielles et surtout ce que je leur ai appris sur le fonctionnement de leurs corps (fièvre, défenses immunitaires, soleil, alimentation…)
Mon fils de 20 ans lirait ça et dirait: Ben ouais! C’est évident! Et t’écris un truc que tout le monde sait?!? Mais qui, maman, mais qui ne connait pas les bienfaits de l’argile?

Yes! Mission réussie 🙂

otites, comment les soulager

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Qu’elle soit interne, moyenne ou externe, l’otite est douloureuse, très douloureuse, voire insoutenable. Il convient de toujours prendre l’avis du médecin qui nous informera de l’état du tympan. Savoir si le tympan est perforé ou pas est primordial et c’est la raison pour laquelle même si on soupçonne une otite le(la) pharmacien-ne ne donnera rien, hormis des anti douleurs oraux, et encore! Il préférera qu’un diagnostique sûr soit posé, car une otite mal soignée peut affecter l’audition.
Vous êtes donc allés chez le pédiatre qui vous a prescrit les bons remèdes mais la douleur est toujours présente… Vous donneriez bien un anti-inflammatoire suivi d’un anti-douleur toutes les demi-heures, mais ça, IL NE FAUT ABSOLUMENT PAS LE FAIRE! MÊME PAS LA NUIT! 😉 Que faire alors en attendant l’heure de la prise « légale »?
Voici quelques trucs qu’on peut utiliser sans modération :-)!

1. La compresse chaude.
Tout le monde a chez soit, dans son réfrigérateur un Cold/hot pack, non? Ah ben si ce n’est pas le cas, foncez vous en procurer un, voire deux! Les coldpack sont ces petits sacs remplis d’un gel bleu, qui dorment dans le congèl’ et qu’on ressort à chaque coup, entorse, bref chaque fois qu’il y a besoin d’appliquer du froid sur une partie du corps. Ils dorment au congèle’ car c’est plus rapide de les réchauffer que de le refroidir, tout simplement ;-). Pour le réchauffer, hop dans une casserole d’eau chaude (mais pas bouillante) quelques 5 minutes et hop sur l’oreille. C’est magique! (Attention à ne pas vous brûler en manipulant le coldpack, devenu hotpack! ;-)). Qu’il soit froid ou chaud, il faut toujours l’emballer dans son petit sac d’origine ou même parfois d’un linge supplémentaire. On le laisse autant de temps que nécessaire et on le réchauffe autant de fois que nécessaire.
2. Des compresses d’argile. Ah magique argile! Il faut vraiment en avoir chez soi et y penser! Quelles sont ses propriétés??? L’argile
Il y a donc trois sortes d’otites. L’interne, la moyenne et l’externe. Tout dépend de sa localisation dans l’oreille et donc des causes.
1.L’otite externe, aussi appelée otite du baigneur survient dans le conduit externe, généralement suite à la stagnation d’eau dans l’oreille. Il convient donc de bien sécher l’oreille et surtout d’apprendre à l’enfant à le faire. On met un doigt dans la serviette qu’on introduit dans l’oreille tout en penchant la tête sur le côté(côté par lequel l’eau pourra s’écouler. On attend de bien sentir l’eau coule… 🙂
2. L’otite moyenne. Elle fait généralement suite à un rhume. Même tout léger. C’est l’accumulation de « glaires » qui va créer une surpression derrière le (les) tympan(s). Aië! Aïe! Aïe! Pour l’éviter? Moucher l’enfant et lui apprendre à le faire seul et régulièrement. Et s’il ne le fait pas, bah on continuera à le faire, patiemment ;-).
3. Faire des rinçages avec du sérum physiologique.
4. L’otite interne. Alors j’avoue, je ne m’y connais pas 🙁 et 🙂 en même temps.Mais de manière générale, plus l’infection rentre dans le corps, plus on va se tourner vers un spécialiste… Donc là, go!!! Otite interne

Cependant, certains enfants semblent plus à même de développer des otites à répétition. Si c’est le cas de votre enfant, il serait bon d’en connaître la cause et d’agir en conséquence. Pour des problèmes de circulation de liquides dûs à des conduits auditifs particuliers, une visite chez l’ostéopathe peut être miraculeuse. Parfois des gestes simples comme sécher l’oreille ou moucher peuvent suffire… J’espère juste que vous trouverez le moyen de ne pas vivre trop régulièrement ces épisodes de grandes souffrances.
Et si vous avez envie de partager vos expériences d’épisodes otitiques, c’est tout simple! Alors à vos claviers! 🙂

le vêtement, son importance dans l’épanouissement de l’enfant

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Au delà de l’effet de mode, le vêtement a une importance primordiale. Il va recouvrir l’organe le plus important de notre corps: la peau. Ce vêtement a une structure, une matière et une couleur.
Pour la couleur, les parents d’enfants roux ont bien compris que pas n’importe quelle couleur ne leur ira et qu’il faudra en éviter certaines. Ce propos n’est de loin pas sectaire, au contraire, il montre toute la subtilité du choix du vêtement. Choix que l’on fait en général inconsciemment… certains parmi nous pourraient être considérés comme passe-partout… genre une peau mate, un joli visage et une belle morphologie, ceux-ci, même dans un sac à patate auraient de l’allure! Mais au-delà de l’allure extérieure, il convient de tenir compte du ressenti intérieur… Et alors là! Pffff… Soit c’est une révélation :-), soit c’est un parcours du combattant :-(. Mais courage, ça en vaut vitalement la peine!
Bon, je pars du principe que ce sont plus des parents qui me lisent que des enfants. Donc avec vos années de vie, que vous soyez homme ou femme, vous avez bien(ou commencez à définir) défini les habits qui vous conviennent. En général, on procède par ordre de ce qui ne nous va pas. Erreur ou pas? J’avoue que je ne sais pas. La forme du vêtement… encolure ronde ou en V… autre? Des fois on ne sait pas. Matières? Il y a les douces, les fluides… les agréables… Et pourtant, une fois portée on à l’impression qu’elles dégoulinent ou alors qu’elles nous étriquent. Alors oui, en magasin on touche vaguement le tissus, la couleur y est à peu près, la taille c’est bon et hop l’achat est fait. Cependant, impossible de le mettre! Qué? Quoi? Mais qué passa? Si c’est un achat pour notre enfant, il hurle, il crise et crie qu’il ne veut pas l’enfiler! Ce à quoi dans l’énervement nous pouvons lui répondre: « Mais bon sang! T’as vu son prix?!? » Heu… plus c’est cher, plus c’est confortable???… Malheureusement pas. Alors quoi???
Chaque corps est différemment fait:
– Structure: Osseuse, ronde, longiligne?
– Carnation: Blonde, brune, rousse? Plutôt grise ou plutôt dorée? Plutôt chaude ou plutôt froide? Ah AH la blague! ? Ses grands-parents ont compté les orteils! Et ouf! Le compte y était! Mais au-delà de ça, il y a sa nature profonde… Au-delà des mes goûts et de mes projets pour lui, il va falloir l’accompagner dans tout son être.
Soyons francs, au-delà du relooking, qui vise plutôt à cacher nos soit-disants défauts plutôt que d’exprimer notre vraie valeur, il y a: MOI (ou lui) et LE VÊTEMENT: Quelle matière, quelle forme, quelle couleur? ça, ça peut être tout un travail, surtout si nous nous sommes trop éloignés de nous-même… Mais la bonne nouvelle est que nos jeunes enfants n’ont pas tout ce passé d’à priori! Ils savent au moins, instinctivement, quelles matières et quelles formes, ils supportent sur leur peau. Un tissu dense et épais? Un tissus dense mais en même temps léger? un tissus fluide? Tout ce qui peut nous paraître un caprice d’enfant au moment où on l’habille est en fait indice ;-). Un tissus léger quelque soit la température extérieure? Un tissus épais alors qu’il fait 30°C à l’ombre? Autant d’indice qui vont vous aider à déterminer sa nature.
Sachant que les matières de tissus correspondent aux quatres éléments: air, terre, feu, eau, on pourra cataloguer les tissus ainsi:
– serrés et lourds: expriment la terre
– légers et aérés: expriment l’air
– fluides: expriment l’eau
– secs et grattants: expriment le feu
Voilà, CQFD, nous exprimons, à travers notre corps les 4 éléments naturels. Mais pas que… Au delà des couleurs des couleurs, nous exprimons aussi les quatre tonalités: Eté, automne, hiver, printemps? Mais pas que… pendant qu’on y est, pourquoi ne pas s’intéresser aux trois structures: losange, cercle, ligne. Ah ben oui, tout cela est fort complexe. Mais si, en tant que parents, nous arrivons au moins à respecter SON choix de textile, c’est tout un bien-être en plus que nous lui offrons! Viennent ensuite à un niveau ou à un autre les autres éléments… What? Heu…ben oui, évidemment;-) nous avons différents corps énergétiques…
Pour faire court, et revenir au titre du billet: le vêtement a une grande importance dans l’épanouissement de l enfant, un confort et une sécurité inégalable (et je mesure mes mots!)
Alors, jeunes parents, soyez à l’écoute du ressenti corporel de votre enfant (tout en vous mettant à la vraie écoute de vous-même).

D’où m’est venue cette idée, pour certains, saugrenue?
1. En feuillant un magazine d’outils pour enfants autistes dans lequel ils proposaient un gilet lesté…Pour augmenter la densité corporelle de l’enfant et lui permettre d’atterrir?
2. Par expérience, suite à de achats pour mes enfants qui ne correspondent absolument pas à ce qu’ils attendent d’un vêtement, au-delà de la mode.
3. Suite à mon propre chemin concernant le vêtement.
Un sujet nouveau pour une humanité en évolution et qui attend vos commentaires et le partage de vos expériences 🙂

Prévention noyade

Personnages

La belle saison vient à peine de commencer qu’il y a déjà plusieurs jeunes enfants qui ont perdu la vie accidentellement dans l’eau.
Le petit d’homme ne sait pas nager et sera complètement incapable de faire quoique se soit dans cet élément jusqu’à ce qu’il ait acquis certains apprentissages. En attendant que monsieur ou mademoiselle junior se décide à savoir nager, il faut surveiller à 110% son petit bout de chou. Surveiller ce n’est pas juste savoir qu’il est quelque part dans les parages et qu’il joue tranquillement, oulala! Non, non, non!
1.SURVEILLER, LORSQU’IL Y A DE L’EAU À PROXIMITE, C’EST AVOIR SON PETIT À PORTEE DE MAIN.
2.SURVEILLER, CE N’EST PAS NON PLUS PENSER QUE QUELQU’UN D’AUTRE LE SURVEILLE.
Je ne dis pas que quelqu’un d’autre ne peut pas le faire, mais il faut s’assurer qu’il y a effectivement une personne chargée de cette mission. Le risque est surtout présent lorsqu’il y a une fête par exemple: beaucoup d’adultes sont présents et le risque est de penser que « l’autre«  surveille. Même si dans ce cas tout le monde a un peu un oeil sur chaque enfant, cette surveillance là ne suffit pas lorsqu’il y a un danger à proximité. (plan d’eau, route, falaise) Dans ce cas, il faut les deux yeux et la présence physique d’un adulte pour surveiller un jeune enfant.
L’eau (ou un danger) à proximité c’est quoi? une marre, une piscine, une pataugeoire, une bassine, une rivière, un ruisseau, un lac, la mer, l’océan…
La proximité c’est quoi? entre 0m et… 2 kilomètres. Ben oui ça gambade parfois très bien un jeune enfant!

Cours pour bébés nageurs? La plupart des cours pour bébés, apprennent aux petits à se mettre sur le dos. Flotter sur le dos n’étant pas naturel pour beaucoup, certains se débattront avec force pour se retrouver sur le ventre. Patiemment, il s’agira de conduire le petit à cette position de sécurité afin qu’il acquière ce réflexe.
Un conditionnement un peu à la Pavlov, mais qui, une fois acquis peut s’avérer salvateur. D’ailleurs c’est notre position de survie dans l’eau, malheureusement, faute de le savoir, peu de gens ont le réflexe de se mettre sur le dos lorsqu’ils ne sentent plus aptes à nager, d’où des noyades à tous âges…
Pour ma part, j’ai choisi une autre voie concernant les bébés nageurs. Parenthèse: mon fils aîné hurlait à chaque fois que j’essayais de le mettre sur le dos, la prof me disait de ne rien lâcher, de continuer encore et encore… Punaise le calvaire! J’adore l’eau, j’y suis en totale confiance, à l’époque, je ne pensais même pas aux risques de noyade! Juste le plaisir d’être dans l’eau, nager, sur et sous l’eau, jouer faire des expériences… Donc, j’ai changé de bassin*, changé de manière de découvrir l’élément eau. Savoir retrouvé seul ses appuis, se déplacer, découvrir la flottaison, être en confiance tout en connaissant ses limites, la voie de la découverte sans contrainte en toute sécurité. Mais je me rends compte que s’il était tombé à l’eau par accident, il n’aurait probablement pas eu le réflexe de survie: se mettre sur le dos. L’approche de l’eau que j’y ai faite était plutôt basée sur les joies et les risques de l’eau. J’ai donc vu mes enfants s’approcher prudemment de la piscine, se tenir à distance lorsqu’ils savaient que personne ne pouvait les sécuriser s’ils étaient dans l’eau… l’accident n’était probablement jamais loin, mais j’étais toujours prête et eux savaient qu’ils ne pouvaient pas encore aller dans l’eau seuls. Un de mes buts était atteint (surtout qu’il y avait une piscine non sécurisée chez leur grand-mère), mais comme je l’ai déjà dit un accident aurait pu arriver et je ne suis pas sûre qu’ils auraient eu le réflexe de se mettre sur le dos une fois tombés à l’eau. J’ai regretté le temps où je pouvais me poser sur une chaise longue au soleil et bouquiner tranquillement, mais j’étais là, présente, attentive. Cette période, dites vous bien, ne dure qu’un temps.

Comprenez bien, croyez-moi sur parole:UN ENFANT QUI SE NOIE NE FAIT PAS DE BRUIT! En effet, sachez-le et retenez-le, contrairement à nous qui pourrions éventuellement penser à appeler à l’aide en de telles circonstances, en enfant va juste chercher à prendre de l’air. IL MANQUE D’EXPERIENCE pour savoir que dans ce cas de figure il faut qu’il prenne son souffle ET EN MÊME TEMPS QU’IL APPELLE À L’AIDE. Il ne le peut de toute façon simplement pas! C’est trop de chose à faire en même temps! Son réflexe va donc être de chercher de l’air, en silence…. Juste survivre…pour vivre encore.

Oui, je sais, chaque année, à même époque, je parle des noyades. Désolée, mais si le printemps prochain je relis dans les journaux qu’un enfant ou un jeune ou un vieux s’est noyé…vous y aurez encore droit! À vous de faire en sorte que je puisse enfin arrêter d’écrire sur le sujet! Passez le mot! Informez les parents, les grands-parents: ça a l’air tellement évident pour certains que lorsqu’il arrive un accident mortel, tout le monde est surpris… Mais de cette surprise là, personne ne s’en remet!

Vous trouverez mes précédents billets sur le thème de la noyade en cliquant sur le lien suivant: NOYADE

*école de l’eau, Satigny, Genève