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Traumatisme crânien et commotion cérébrale

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Tout choc à  la tête ou de la tête, mérite qu’on s’y attarde.

Nul besoin que le choc soit spectaculaire ou violent pour qu’on soit vigilant lors d’un traumatisme de la tête, nuque comprise. Le cerveau est un tissus mou enfermé dans une boîte très solide, il peut être grossièrement comparé à  un liquide dans une bouteille, sauf qu’il a un peu plus de tenue que de l’eau, quand même! En bousculant une bouteille, on constate que le liquide bouge à  l’intérieur. Il en va de même pour le cerveau dans la boîte crânienne, sauf qu’il en faut un peu plus qu’une bousculade pour le mettre à  rude épreuve, heureusement!
Lorsque quelqu’un chute ou se cogne la tête, le cerveau va se cogner contre les parois du crâne et le traumatisme subit est le même que lorsqu’on se cogne n’importe quelle partie du corps et qu’en fonction de la force de l’impact nous ressentons, soit une légère douleur, soit une douleur vive qui laissera apparaître un bleu et/ou une bosse, et si le choc est très important, il se peut que l’on saigne (la peau explose sous l’effet du choc) ou qu’un os se casse… Le cerveau, lui, a un peu un autre langage: c’est son fonctionnement qui va être altéré. Et ses signaux ne sont pas toujours identifiables, c’est là  qu’il faut être prudemment très observateur, surtout si le choc a été relativement léger. Les cas extrêmes, eux, sont facilement identifiables.

Plus l’enfant est jeune, et plus on aura tendance à  bien surveiller un traumatisme. A l’inverse, en grandissant, on sera moins regardant sur une éventuelle commotion, d’autant plus que l’on voit de moins en moins ce que nos enfants font. Et pourtant, plus ils grandissent, plus ils prennent de la vitesse dans leurs différentes activités. Ils deviennent plus lourds aussi. Bref, tous les paramètres physiques font qu’un choc à  la tête devient plus fort. En même temps, ouf, ils deviennent plus solides aussi 🙂

Diagnostiquer un traumatisme crânien:

– Les cas les plus graves sont facilement diagnosticables: perte de connaissance, confusion, fatigue avec endormissement soudain, vomissements. Dans ces cas, la seule chose à  faire est d’aller chez le médecin, voire aux urgences.
– Dans les cas légers, il nous faut faire preuve d’une observation attentive. Si vous avez une lampe de poche, le plus simple est de demander au traumatisé de fermer les yeux (dans la nuit des paupières la pupille se dilate), d’allumer votre lampe de poche et de la diriger sur l’oeil de la personne et de lui demander d’ouvrir les yeux. La pupille doit se refermer rapidement, régulièrement et symétriquement autant entre l’oeil gauche et l’oeil droit que décrire un cercle du début à  la fin. Même si la fermeture de la pupille est rapide mais qu’elle devient ovale par moment, ce n’est pas bon signe.
– Poser des questions afin d’évaluer l’état de conscience de la personne et la force de l’impact. En ayant une description de ce qui s’est passé, vous pourrez avoir une idée de la gravité du choc. S’il vous dit être tombé sur la tête du haut du toboggan, vous saurez que même s’il a l’air de bien aller, il va vous falloir mettre en place un suivi médical. Suivi médical aussi s’il vous dit « bah, j’étais en haut du toboggan et après ouais ben je me suis relevé et j’ai continué de jouer », sans pouvoir vous donner d’autres précisions quant à  sa chute.
Les conséquences d’une commotion mal soignée sont trop ennuyeuses, voire grave, pour qu’on se permette de passer à  côté. Alors que faire?

Les mesures à  prendre dépendent de la gravité.

– Quand il y a réelle urgence, on le voit très bien et soit on emmène nous-même notre enfant à  l’hôpital, soit on appelle les secours. *
– Quand il y a un doute, il faut tenir compte de ce doute.
– 1. Juste en-dessous de la première urgence, il y a le cas relativement grave. On voit clairement que ça ne va pas aussi bien que d’habitude. On mesure que l’impact a été fort, mais la personne est ok. Elle nous laisse le temps de, sans cesser de l’observer, téléphoner au médecin pour lui annoncer qu’on arrive, tout en gardant à  l’esprit qu’un changement de programme en fonction de l’évolution de la situation peut être possible. (En clair, foncer prudemment à  l’hôpital si l’état se détériore-d’où l’importance de la surveillance).
– 2. Un cran en-dessous, là  c’est bien, on peut certes aller chez le médecin pour faire un diagnostique, mais on ira rapidement chez l’ostéopathe qui pourra aussi diagnostiquer l’état de commotion mais en plus pourra remettre de l’ordre et de la fonctionnalité dans la mécanique du corps. Il se peut que la mâchoire ou une des 33 vertèbres aient été touchées. Un micro traumatisme certes, mais qui sur le long terme, quelques années plus tard peut engendrer des souffrances « inexpliquées ».
-3. Le choc bénin, quasi habituel: vous disposez de quelques jours pour aller faire un contrôle chez un osthéo. Même les tissus impactés créent des crispations, qui à  long terme, se répercutent sur le corps., soit assez précisément, soit de manière diffuse et confuse.

Conséquences d’une commotion pas ou mal soignée:
– maux de tête.
Voulez-vous vraiment la suite? (Déjà  qu’avoir mal à  la tête régulièrement n’est pas agréable, ça pourrait suffire non?)
– Problèmes de concentration (ça, c’est plus difficile à  identifier car on peut toujours la faute sur autre chose… Paresse, fatigue, etc.)
– Anomalies motrices de tout ordre… 🙁 Et là , c’est la porte ouverte à  tout un tas de trucs qu’on ne souhaite à  personne 🙁
Alors, quelque soit l’importance du choc, il faut mettre le cerveau au repos.
Mettre le cerveau au repos c’est:
– Eviter des stimulations visuelles trop importantes. Lecture, télévision, écrans, soleil…
– Eviter de stimulations auditives trop fortes. Musique, bruits…
– Eviter des mouvements brusques du cerveau dans sa boîte. Course, danse, sauts…

En éliminant tout ces stimulus, on arrive à  la situation suivante, propice à  la guérison:
Repos dans un environnement calme, sans lumière vive. La durée de ce repos pour le cerveau étant directement liée à  la force de l’impact, celui-ci va durer de 24 heures à … plusieurs jours.
Pour aider notre enfant à  comprendre et accepter la situation, on peut lui expliquer qu’on ne peut pas mettre de plâtre à  un cerveau, mais que si c’était possible, c’est le traitement qu’il aurait.
Le repos du cerveau passe par la pénombre, le silence et un minimum de mouvements.

Parents! Vous aurez votre récompense le jour où, soit il vous dit merci, soit il vous reproche ce repos forcé et « inutile », dans les deux cas, ce sera la preuve que vous lui avez offert les conditions pour que son cerveau se répare correctement! 🙂 🙂 🙂

*Numéros d’appel d’urgence pour tous les pays

5 commentaires sur “Traumatisme crânien et commotion cérébrale

  1. Bonjour , ce que vous avez écrit est très intéressant. Ayant été moi même victime d’une chute (l arrière de ma tête avait violemment heurté un mur mais je n’ai pas perdu connaissance) et il n’y a pas eu de réelles suivi à cette époque cependant environ une année plus tard j ai ressenti des douleurs derrière le crâne qui ne m’ont pas quitté (une vraie souffrance qui a gâché mon adolescence) aujourd’hui je me sens quasiment libéré grâce à des pratiques peu habituelles … Mais je souhaiterais savoir. Je me suis rendu compte que il y avait une pression au niveau de la bouche. Pensez vous que une gouttière aurait pu être efficace ou pas ? Sinon quel aurait pu être les solutions plus efficaces hormis le repos du cerveau ..? Merci

  2. Bonjour
    Il y a 1 an j’ai été bousculé et tenu par le cou en me plaquant contre 1 mur ce qui fait que ma tête coté droit à subi 1 choc;
    N’ayant pas mal sur le coup mise à part » des fourmis » du côté ou ma tête a cogné, j’ai eu 2 mois après des maux de têtes que j’ai toujours, pratiquement tous les 2 jours avec des larmoiements à l’oeil droit.
    Je suis allé voir mon généraliste qui m’a dit que cela pouvait provenir du choc, il m’ donné des dafalgans;
    C’est là qu’il m’a appris que les symptômes quand il s’agit de la tête ne sont pas de suite!!
    Je demande votre avis.
    Merci

  3. Bonjour,
    J’habite Nice, je suis une femme, j ‘ai 78 ans et j’ai fait une chute de tout mon corps. J’ai depuis une douleur persistante en haut de la tête et mon médecin est latent que faire ?

  4. Bonjour , suite à un traumatisme crânien subit en 1985 , je suis très handicapée depuis quelques années , j’ai des gênes dans le cerveau , des gênes de concentration, des gênes pour conduire,des gênes aux bruits , ça craque très souvent au niveau de mon coup, je suis allée à plusieurs reprises voir un Osthéopathe dans un centre anti-douleur , après manipulation et endormissement de mes douleurs pendant quelques minutes , celles ci on réapparues une heure après . ces douleurs sont tellement douloureuses que j’ai dû quitté mon travail d’agent d’accueil dans un collège, un emploi qui me plaisait beaucoup, j’avais une vie sociale que maintenant je n’ai plus à cause de mes douleurs qui se sont accentuées ce n’est pas du tout psychologique c’est plutôt par rapport à un état , tristesse, vie sentimentale, vie sociale , j’espère pouvoir trouver très rapidement quelqu’un pour me soigner de tout ça , j’ai beau prendre des neuroleptiques , des anxiolitiques, les douleurs partent quand je les prends et reviennent dès que le médicament à finit de faire son effet , en fait j’ai l’impression que les crises sont simplement endormies , je suis allée aussi voir un éthiopathe (séances non remboursée donc impossible de continuer l’entretien car pas de remboursement possible ce qui est anormal d’ailleurs après des accidents ou des maladies!!) qui m’a remis 3 vertèbres en place en 2012 mes crises s’étaient estompées pendant 2 ou 3 ans puis sont revenues d’abord dû à une situation de stress que je n’ai pas pû gérer , depuis septembre 2016 mes gênes ne sessent plus . Si quelqu’un pouvait m’aider .Merci . Christiane

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