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Partage d'expérience par une maman

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Allaiter l’enfant d’une autre

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Une femme qui allaite l’enfant d’une autre… C’est ce qu’a tout naturellement fait une femme. De son geste, elle en parle avec ces mots: « Mon geste a consisté à tendre la main à quelqu’un qui en avait besoin,…, en faisant ce que je pensais être le meilleur, voire le seul moyen d’aider cette mère et son enfant… »*

Dans les deux pages qui relatent son expérience, plusieurs points déjà abordés sur ce blog ressortent.
1. Le manque de lait. Allaiter ou pas est un choix personnel. Le choix d’une mère certes, mais aussi d’un père. Un choix complexe puisqu’il va toucher à notre intimité, notre éducation, notre culture, nos relations proches et lointaines. Rares sont les femmes qui ne peuvent, physiologiquement, pas allaiter. Plus nombreuses sont celles et ceux pour qui l’obstacle est psychologique. Par exemple, l’image de la vache laitière semble malheureusement encore bien ancrée et les seins ne sont vus que du point de vue sexuel.

2. Risque de transmission de maladies.
A la fin de l’article, une note stipule que le centre américain de contrôle des maladies indique que « le sida et autres maladies infectieuses graves peuvent se transmettre par le lait maternel. Cependant, le risque d’infection à partir du lait maternel, même si la femme est séropositive, est extrêmement faible. Pour les femmes qui ne sont pas porteuses du sida ni d’autres maladies infectieuses graves, les risques pour l’enfant qui reçoit le lait maternel sont minimes ».
Ici, on est dans un sujet plus délicat, on connait la propension des américains à se munir de tous les moyens possibles pour éviter un procès coûteux et, par rapport au sida, et autres maladies pouvant être transmises par le lait maternel, on ne discutera même pas ces avertissements. Par contre, souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, être nourrice était un métier! Certaines femmes des villes payait une femme des campagnes pour nourrir, AU SEIN, son enfant. C’est beau, ça non? Est-ce à dire que la nourrice n’avait jamais le rhume? Que jamais elle ne trempait ses lèvres dans un verre de vin? Non, elle vivait normalement et allaitait normalement! À lire l’histoire des nourrices, , on peut soit prendre peur, soit avoir un regard compatissant envers les difficultés d’allaitement. Que d’obstacles devons nous vaincre pour allaiter notre enfant! En effet, la nourrice devait être blonde ou brune mais surtout pas rousse. Plutarque recommandait de faire allaiter son enfant par quelqu’un d’autre afin que la mère ne vieillisse pas trop vite… Des idées presque vieilles comme le monde dont la mère d’aujourd’hui doit se défaire.

Donc voilà, à la lueur de l’histoire des femmes, de mon histoire de mère, je me dis qu’on a sacrément bien évolué. Bravo à chaque femme qui a réussi à faire un pas, quelque soit la grandeur et la direction de ce pas. Parfois nous faisons un pas en arrière pour mieux sauter et parfois pour nous protéger.

3. Le stress.
Au-delà de ces vieilles raisons, il y a des raisons beaucoup plus concrètes, beaucoup plus actuelles, une de ces raisons est le STRESS. En effet, l’adrénaline produite lors de situation de stress va mettre en veille l’ocytocine. De la même manière que lors de l’accouchement, si le stress est trop important (d’où production d’adrénaline) le travail sera ralenti voire stoppé, une baisse de lait pourra survenir en cas de stress. Et c’est exactement ce dont il est question dans l’article. Avec beaucoup de sagesse, elle rassure cette maman désemparée et l’encourage à faire preuve d’un peu d’indulgence envers elle-même car elle sait qu’une fois que la vie aura repris son cours et qu’elle sera entourée de sa famille, l’allaitement pourra se mettre en route.

Le stress et l’allaitement est quand même un histoire relativement récente…
« Au XIXème siècle, la croissance urbaine et le développement du travail de la femme va intensifier la mise en nourrice… »  La femme commencé a travailler en dehors de chez elle, à faire par exemple de longues heures dans la boutique de son mari afin de le seconder. on est au début de l’ère industrielle, un tournant pour l’humanité. Cinquante ans auparavant on mettait son enfant en nourrice par choix, à présent, on le met par obligation, face à ces gros changements, la femme doit s’adapter et elle le fait du mieux qu’elle peut. Alors si sur votre route vous rencontrez un bébé affamé, écoutez votre coeur 🙂

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allaitement & Co.


*Lire l’article dans son intégralité ici