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Partage d'expérience par une maman

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La pilule de l’obéissance-résumé de l’article paru dans “Le monde diplomatique”, Décembre 2019

Personnages

Bon ben voilà, une fois la promesse faite de vous faire parvenir un résumé de l’article à l’entame alléchante, encore faut-il le faire… mais dans quoi me suis-je lancée??? C’est tout moi, ça! L’article est bien. Bien écrit, bien sourcé… Je ne suis ni journaliste, ni écrivaine… Du coup, je me suis dit qu’il me fallait cette pilule pour être plus rapide, plus efficace. C’est donc sans pilule magique que je vous livre ce résumé. J’ai essayé d’être la plus fidèle possible et de ne pas faire interférer ni mes a priori, ni mes jugements, ni même mes expériences. (Si vous voulez l’article original écrit par Julien Brygo, il se trouve dans “Le monde diplomatique” de décembre 2019, journal mensuel en vente dans les “points presse”.
Bon allez, j’arrête de tourner autour du pot et je me lance.

La pilule de l’obéissance , c’est la Ritaline ainsi que ses dérivés (Concerta p.ex. et tous ceux que nous n’avons pas encore sur le marché européen).
Donc:
“À l’origine, le remède ne devait concerner que les enfants “hyperactifs”, une pathologie relativement rare. Mais, depuis quelques années, aux Etats-Unis, tout bambin quelque peu turbulent peut se voir prescrire de la Ritaline, un médicament voisin des amphétamines qui fait également fureur sur les campus. Après avoir inondé le marché américain, la pilule miracle se répand en France.”

En fait, tout est presque déjà dit…

Bref, sachez que la Ritaline a été conçue par un chimiste italien, Leandro Pannizzon, qui cherchait à améliorer la concentration de sa femme et … son revers au tennis. Sa femme Margherite était surnommée Rita. Rita… Ritaline 😉

“La Ritaline se compose de chlorhydrate de méthylphénidate, un dérivé d’amphétamine qui accroît la production de dopamine dans le cerveau. Cette molécule délivrerait les adultes comme les enfants d’une liste impressionnante d’imperfections, de la fâcheuse tendance à se cabrer devant une tâche fastidieuse au rejet pur et simple de l’autorité, en passant par l’inattention ou la déconcentration. C’est l’un des produits-phare du laboratoires Novartis.(…). Tantôt appelé smart drug (“drogue de l’intelligence”), “pilule de l’obéissance” ou kiddy coke (“cocaïne pour enfant”)

L’article passe des USA à la France, et tout en écrivant, et après avoir lu et relu l’article, je viens de voir qu’en haut de dernière page, figure le titre (ou sous-titre) “réussite scolaire, La pilule”. Bref, no comment.

Bon, je suis tentée de faire un résumé de résumé, mais je vous ai promis un fidèle résumé (en tous les cas, au plus près) donc j’y vais, je continue.

En 2016 en France, 62000 enfants de moins de 20 ans-“principalement des garçons” ont consommé de la méthylphénidate. La plupart en prennent uniquement les jours d’école. “Le mode de diffusion à “libération prolongée”, a été pensé de manière à le faire tenir en place de 8h à 16h exactement.”Quand vous avez un enfant perturbateur, la classe est fichue” insiste le docteur Wahl. Cela évite bon nombre de punitions ou de ruses pédagogiques. À noter que “les filles, moins prédisposée par leur éducation à avoir un comportement dérangeant, sont plus souvent diagnostiquée d’un simple TDA, le trouble de l’attention sans hyperactivité.”

Aujourd’hui en France, on consomme 30 fois plus de méthyltruc qu’en 1996. En 2017, 810’000 boîtes ont été vendues (4 x plus qu’en 2005). ” Et pour certains, le marché n’est pas encore assez inondé”.

Dit comme ça, on peut le comprendre comme on veut… Mais en l’occurrence, il s’agit des deux aspects: l’aspect financier (les labos producteurs) et l’aspect bien-être de l’enfant, celui qui en a réellement besoin.

Donc revenons à l’article qui part dans le Kentucky, état des Etats-Unis qui détient le record mondial des prescriptions de Ritaline et autres produits similaires. Madame Jesse Dune, pharmacologue, n’est pas étonnée. Elle met cela sur le compte d’un état très conservateur où “on ne parle jamais des émotions… On préfère leur donner un comprimé, c’est plus facile.” ” En Californie, c’est l’inverse: être créatif et hyperactif ne vous vaut pas d’être suspect. Ici c’est un trouble largement surdiagnostiqué, surtout chez les garçons.”

Dans la petite ville de Hazard (Kentucky), au pied des Appalaches, on prescrit la Ritaline à partir de 18 mois.

À noter que dans cet Etat ayant vécu la crise minière, la prescription de Méthylchose apparait comme une nécessité: beaucoup d’enfants commencent leur vie par un sevrage (opioïde, méthamphétamines) et de fait ne vivent plus avec leurs parents.

Du coup, la question du milieu dans lequel vit l’enfant se pose.
– Parents drogués
– Surstimulations (écrans en général). La TV étant la 1ère Baby-Sitter aux USA.
– Besoin de répondre aux exigences de la société (Les USA ont connu deux grandes réformes du système scolaire qui a amené les établissements scolaires à la concurrence. Nom de la dernière réforme:”Race to the top” (“course vers le sommet”). “Ces réformes ont aggravé les inégalités scolaires.”

Fort de ces différents constats, voici la suite:

– Quelques rares médecins tirent la sonnette d’alarme car cette prescription “de confort” leur fait penser à la crise des opioïdes.
– Les parents n’ont pas trop le choix s’ils ne veulent pas être convoqués chaque semaine pour des problèmes de comportement de leur enfant à l’école.
– Les étudiants universitaires se livrent à un marché noir de cette pilule miracle afin de suivre le rythme imposé, améliorer leurs performances scolaires.

Les effets indésirables? Ils sont nombreux, souvent minimisés par les médecins prescripteurs. La liste est longue, très longue…

En conclusion, je vous invite à vous documenter si vous êtes touchés par le sujet. En ce qui me concerne, j’ai vu tellement de cas différents que je ne dirai qu’une chose: si l’enfant se sent mieux, genre “ah waow!”, c’est que ça vaut la peine de lui donner de la Ritatruc ou un-e de ses cousins ou cousines, et ça, on le voit très vite, et si non, ben il faut se poser d’autres questions…

Bon ben voilà, il me semble avoir dit l’essentiel et respecté les citations. J’aurais encore pu dire que certains enfants qui pourraient être diagnostiqués hyperactifs en classe, ne le sont plus lorsqu’ils sont hors classe ( travaux manuels, éducation physique, sorties scolaires, …) Mais ça je l’ai déjà dit il y a quelques mois/années 😉

Pour rappel, ceci était un résumé d’un article paru dans le Monde diplomatique de décembre 2019, je vous invite à étayer ce résumé de vos constats.

Au plaisir de vous lire 🙂

Alternatives aux écrans

Personnages

Suite aux divers constats des effets délétères des écrans sur le développement de nos enfants, je vous propose quelques idées de jeux qui sauront les occuper. En effet, en fonction de notre lieu d’habitation, de notre emploi du temps et de la météo, il n’est pas toujours aisé de laisser les enfants jouer librement, d’avoir une paix relative, de les laisser sortir seuls. J’ai aussi pu remarquer que les enfants préfèrent les jeux en 3D. Du concret quoi! Je sais aussi que l’on serait vite tenté-e de les mettre devant un écran afin de pouvoir vaquer à nos occupations, tout en ayant la paix, le calme et le silence.
Ces quelques petits jeux d’intérieur vous demande quand même d’avoir un oeil et une oreille attentive mais, pour les avoir testés, ils occupent bien les enfants, sans excitation et leur procurent le plus souvent de la détente.
Ces jeux peuvent être faits à plusieurs. Ensemble ou en alternance.

Le Tetris aquatique
Je commence avec le jeu le plus relaxant, mais aussi celui qui vous demandera certainement le plus de vigilance. Cependant, si votre enfant aime l’eau, cela lui permettra de se détendre après une journée bien remplie et s’il n’aime pas l’eau, cela lui permettra d’apprivoiser cet élément.

Dans la baignoire remplie d’un peu d’eau (fonction de l’âge) mettre à disposition des petits cubes en mousse de différentes forme géométriques. S’il ne l’a pas découvert par lui-même, montrer à votre enfant qu’il peut les ventouser sur les catelles. C’est un jeu sans fin… 🙂

Vous pouvez tout à fait rajouter un produit dans l’eau du bain (relaxant, hydratant…). Attention toutefois à ce que ce produit ne soit pas gras afin d’éviter les risques de glissade.
Rappel: Un enfant dans l’eau doit toujours rester sous la surveillance et à portée de main d’un adulte.
Hors de question de laisser un enfant de cinq ans surveiller son petit frère de deux ans! J’ai ben dit un ADULTE!

– Fléchettes.
Evidemment, on choisira un jeu avec des petites balles à velcro et pas un vrai jeu avec des fléchettes à bout métallique 😉
Placer la cible contre un mur et tenter de battre le record. Chaque membre de la famille peut y participer quand il le souhaite ou la famille peut aussi en faire un rituel quotidien. Style un lancer par personne avant le repas-comptage des points à la fin du mois/de la semaine. Entraînement possible en tout temps.

– Marrons et pives
C’est la saison des marrons. Ramasser des marrons, les ramener à la maison et les mettre dans un panier (ne les laissez pas dans un sac plastique au risque de les voir moisir). Laissez ce panier à portée de mains des enfants afin qu’ils puissent créer leurs propres jeux.
Attention toutefois avec les jeunes enfants: risque d’étouffement s’ils les mettent dans la bouche.

– Feuilles mortes
Ramasser des feuilles tombées, les mettre à sécher si nécessaire. Mettre à disposition des feuilles de papier et de la colle blanche. Il ne vous reste plus qu’à admirer les créations réalisées!

– Pâte à modeler
Ah…! La pâte à modeler! C’est magique!
On peut l’acheter ou la fabriquer soit même et la colorer à notre guise. Certaines peuvent être cuite au four alors que d’autres peuvent être modelées et remodelées à l’infini.
À mes yeux, c’est l’occupation parfaite pour laisser un enfant jouer pendant qu’on prépare le repas ou qu’on répond à des mails, à condition que notre enfant soit dans la même pièce que nous. Alors bien sûr, il va vous interrompre avec ses “regarde! j’ai fait une souris” ou “devine ce que c’est”. Mais bon, c’est normal, non?

– Poterie
Lancée dans l’idée de la pâte à modeler, j’ai peut-être un peu dérapé car la poterie est un peu plus salissante et nous demande un peu plus d’investissement personnel. Mais mes enfants et moi, on adore!

– Orange de Noël
Planter des clous de girofle dans une orange. ça tout le monde connait. Ou peut-être pas en fait… ?
Pour faciliter la tâche, utiliser un poinçon afin de pré-trouer l’orange. Soit l’enfant fait des petits trous à l’aide du poinçon et vous y mettez les clous de girofle, soit vous faites vous- même les trous et l’enfant met les clous de girofle. Chacun peut aussi faire sa propre orange. (Petit conseil: ne pas trop enfoncer le poinçon dans l’orange. Perforer juste l’écorce sinon l’orange se vide de son jus et pourri. Une magnifique idée, délicieusement odorante, pour exercer la mobilité fine de notre enfant.
Petit conseil numéro 2: Préparer des quartiers d’orange que votre enfant pourra manger tout en bricolant.

Découpage au poinçon.

Pour ceux qui ont plus de disponibilités, les ateliers cuisine sont toujours très appréciés des enfants.

Je vous invite à partager vos idées ici, les idées les plus farfelues sont les bienvenues! 🙂

En parlant de farfelu: À l’époque où je n’avais que deux enfants, j’avais aménagé une petite chambre en salle de jeux: Un bac à sable (du sable dans une piscine gonflable avec des pelles et des seaux, comme à la plage 🙂 ). Un mur de grimpe et un toboggan. Le top du top!
Les règles d’utilisation du bac étaient nettes, claires et précises (pas question de retrouver du sable dans tout l’appartement)
Sous le mur de grimpe, il y avait plusieurs matelas mousse qui servaient à amortir les chutes certes, mais qui servaient aussi à des moments plus tranquilles (lecture, câlins, rien ;-), “bagarres”…). Cet aménagement simple a été un pur bonheur de jeux, de partage et de complicité.

Je vous ré-invite donc à partager ici toutes vos supers idées afin que nous, parents, soyons plus attractifs que les écrans!

Comme les plantes, les enfants ont parfois besoin de tuteurs pour grandir

Personnages

Alors que j’étais tranquillement assise sur mon balcon à observer mes différentes herbes aromatiques et plantes, j’ai réaliser à quel point certaines plantes avaient fondamentalement besoin d’un tuteur pour se développer (voire même ne pas mourir…) Et pourquoi au moment où je caressais ma menthe, qui reprend gentiment de la vigueur après un gros coup de chaleur, j’ai fait le parallèle avec les enfants? Ah oui, je sais! Je suis partie 10 jours en vacances et mon fils aîné resté seul à la maison n’a pas arrosé les plantes. Grrrr! Je vous rassure, le basilic est bien reparti, la verveine aussi. Par contre, mon fils… Alors j’ai fait une tite recherche du style “les enfants ont besoin d’un tuteur pour bien grandir” (Vous trouverez les liens ci-dessous). Un psy m’avait dit un jour, en parlant des limites, “mon fils a besoin de fils barbelés, alors que pour ma fille quelques brins de ouate suffisent….”. Pour en revenir aux tuteurs, chaque plante est différente et a donc des besoins différents. Jusque là Ok. Mais le pire c’est qu’une même plante peut avoir des brins de folie, des brins de liberté, des brins de rébellions. Alors il faut mettre un deuxième tuteur, un troisième, pour la suivre dans sa course. Par chance, les plantes nous laissent le temps de comprendre, ce qui n’est pas le cas de nos enfants! (Quoique, j’en entends déjà certains dirent: “tu les as mis au monde, tu les connais donc comme si tu les avais fait”. Ah ah très drôle! Justement et c’est là où ça fait mal: ils se couchent le soir en mode 8ème merveille du monde et se lèvent en mode méconnaissable (ok, quand ils se lèvent) et je ne parle pas juste du réveil en mode zombie, je parle de la journée (ou ce qu’il en reste) en mode *&£$*!&%*!!! Alors quoi?
Bah déjà les arroser d’eau, de nourriture saine, de lumière et d’amour. En commençant par l’amour: des gestes, des paroles bienveillantes, encourageantes. Ensuite, rester droit, tel un tuteur, deux tuteurs, trois tuteurs… 😉 Tuteurs en chêne ou en saule?

N’hésitez pas à partager vos expériences dans l’espace commentaire, l’expérience des uns peut parfois servir aux autres 🙂

Aider vos enfants à grandir en douceur
Heureux à l’école: tout commence à la maison

Le jour où la parentalité positive m’a gonflée

Comment respecter le sommeil des ados?

Personnages

Alors que certains parlent de modifier les horaires scolaires afin de les adapter aux changements de sommeil des ados, pour l’heure, il n’y a aucun changement concret. En effet, d’après des études, à l’adolescence, sous l’effet des hormones, le sommeil change. Le coucher est plus tardif puisque les ados ne ressentent la fatigue que vers 23 heures (toujours selon étude). Sachant qu’il leur faut 9-10 heures de sommeil, idéalement ils devraient pouvoir se lever à 8 heures. Et être prêts à suivre des cours à 9 heures. Chez nous (en Suisse) on est loin du compte, puisque les cours commencent à 8 heures ou même à 7 heures pour certains cursus!
Parallèlement, les activités extras-scolaires (sport, musique) des ados voient leurs horaires se modifier. Leurs entraînements commencent plus tard, ils débutent vers 19h-20h vu que les terrains ou les salles sont occupés avant par les plus jeunes. Logique!
Ce qui n’est pas logique c’est que quelqu’un qui termine un entraînement ou un match à 22h ne peut pas s’endormir avant minuit (douche, repas, retour au calme du corps) et encore moins être en forme, en cours, à 7 heures le lendemain… Alors comment faire?

D’autant plus que nous savons aussi très bien que l’adolescence est une période critique quant à la poursuite d’une activité sportive régulière. Je répète: Comment faire?

Avec l’ado idéal pas de problème: il a bien compris que son sport, son instrument de musique et ses études passent avant tout, alors le week-end il ne sort pas, afin de racheter son manque de sommeil et de garder le rythme du lever tôt. Mais pour les autres? Parfois, tellement fatigués par leur semaine, ils s’endorment avant même de savoir quel est le plan entre potes. D’autre fois, ils me demandent de les réveiller à 20 heures pour qu’ils puissent quand même sortir un peu.

Ils sont braves ces ados, ils ont tellement de choses à faire, tellement de choses à découvrir, tellement d’énergie pour tout cela, qu’on pourrait quand même les aider un peu en aménageant des rythmes scolaires à leur portée, non?

J’attends vos réactions, vos commentaires, vos solutions dans l’espace “commentaires” ci-dessous.

La fessée. Oui? Non? Parfois? Jamais? Pourquoi? Pourquoi pas?

Personnages

Le mot fessée est comme beaucoup d’autres mots qui, à leur simple évocation, éveille une multitude d’images et de sentiments différents chez chacun. Pour certains se sera le summum de la violence alors que pour d’autres c’est juste un geste anodin, parfois libérateur, un peu plus dynamique qu’un autre, certes, mais sans plus. Pour d’autres encore, le mot fessée n’est qu’un concept n’ayant jamais été expérimenté. En tout cas, elle fait jaser cette fessée et elle fait mal! Physiquement ou psychiquement. Cependant, la fessée originelle serait juste une histoire d’énergie…

J’esssplique:

Dans quelle situation est donnée une fessée?

Si je résume et shématise: Chaque fois que la limite de l’un ou de l’autre est atteinte (l’enfant qui dépasse celle que lui a indiquée l’adulte, l’adulte qui ne maîtrise plus ses émotions-sa colère le dépasse).

Plutôt que de tergiverser sur le bien ou le mal fondé de la fessée, je vais chercher à l’intérieur, j’introspecte ce qui anime l’un ou l’autre à “chercher” la fessée ou à donner la fessée “bien cherchée” (Bon avec mes guillemets vous aurez bien compris que je ne suis pas en accord avec le principe de la fessée).

Que ce soit du côté de l’enfant ou du côté de l’adulte, il y a un besoin quasi vital de stopper ce qui en cours. Dans ces cas (urgence) les cerveaux de raisonnement, de réflexion se mettent en veille afin de laisser la place au cerveau des urgences, de l’action. Cerveau qui se résume assez simplement en une question: “action (combat) ou non-action (fuite)“. La fessée est une action… un combat dans l’idée de sortir victorieux. (choix “réfléchi” de notre cerveau, sinon il aurait pris l’option fuite). Jusque là tout est parfait, oui parfait, personne (adulte ou enfant) n’a dit, “je pars” laissant l’autre seul face à lui-même. La situation est ok. Chacun est encore en relation, c’est important surtout pour l’enfant: à l’âge où ils ont le plus tendance à chercher les fessées, ils ne peuvent pas rester livrés à eux-mêmes, MAIS EST-CE QU’ILS CHERCHENT VRAIMENT LA FESSEE?

Comme je l’ai dit plus haut, je vais faire une introspection et que vois-je? juste de l’énergie bouillonnante, de l’énergie en grande partie mentale “Ah! je n’en peux plus, ah! il se fiche de moi! ah! il m’énerve, ah! mais tu me fais honte, regarde comme on nous regarde…”) Cette énergie à besoin de retrouver sa maison, son lieu naturel d’habitation, c’est à dire son corps. La fessée fait redescendre l’énergie dans le corps, l’énergie ne connait pas le langage des mots (“calme-toi”, “respire” ne fait aucun sens pour elle), il faut lui parler concrètement, physiquement! N’y a-t-il alors que la fessée pour seule solution??Heureusement non!

Alternatives à la fessée:

– Passer les avants-bras sous l’eau froide lorsque nous nous sentons dépassés. (Préférer et choisir cette option aussi pour l’enfant à la place de la douche froide 😉 )
– Proposer un verre d’eau, passer une lingette sur le visage.
– confier l’enfant à quelqu’un de responsable et partir marcher, courir, danser=libérer l’énergie et lui permettre de se reloger dans notre corps plutôt que dans notre tête.
– serrer fort (avec bienveillance!) l’enfant dans ses bras, le contenir, qu’il ressente les limites de son corps, qu’il s’apaise dans la douce proximité physique. Pour cette solution il faut que le parent se sente vraiment en paix et que l’enfant accepte cette proximité (on le sait très vite), sinon passer à la première ou à la deuxième solution 😉

Tout ceci n’est parfois pas si simple… surtout “in situ”. Quand on a le nez dedans, il serait bon d’avoir un fil conducteur.
Le mien était simple, il est toujours valable et concerne toujours mes enfants même s’ils ont bien grandi depuis. Le voici:
Canard numéro 1 et canard numéro 2.
Mais qu’est-ce qu’un canard vient faire ici? Vous ne voyez pas?
Alors voici l’histoire du canard:
Il était une fois un joli canard, moulé dans du bronze, qui trônait au milieu d’une bibliothèque remplie des meilleurs livres sur l’éducation. Son “propriétaire” avait beau l’appeler cent fois et sur tous les tons pour qu’il vienne sur son bureau (jusqu’à ce mettre dans des états difficilement imaginables vu ses connaissances en matière d’éducation) le canard ne se déplaçait pas. C’était le canard numéro 1.
Le canard numéro 2, en tout point aussi beau et aussi immobile que le numéro 2, venait se poser sur son bureau comme il lui avait demandé. QU’AVAIT-IL FAIT? QU’AVAIT-IL DIT?
Rien dit, tout fait.
Un enfant qui n’entend plus les mots a besoin d’être pris par la main (avec bienveillance), à ce moment, il est comparable au canard en bronze: on aura beau aller jusqu’à crier voire frapper, rien ne se passera. Le guider physiquement, calmement et avec amour nous mènera au résultat souhaité. Passer du langage oral au langage physique… CQFD (Ce Qu’il Fallait Démontrer).
Langage physique ne veut pas dire violence physique, en aucun cas! En partageant ici vos solutions, vous aiderez d’autres parents à faire leur chemin. 🙂 Et tous les enfants vous remercieront tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, du chemin que vous aurez parcouru…

En complément: l’empathie

le vêtement, son importance dans l’épanouissement de l’enfant

Personnages

Au delà de l’effet de mode, le vêtement a une importance primordiale. Il va recouvrir l’organe le plus important de notre corps: la peau. Ce vêtement a une structure, une matière et une couleur.
Pour la couleur, les parents d’enfants roux ont bien compris que pas n’importe quelle couleur ne leur ira et qu’il faudra en éviter certaines. Ce propos n’est de loin pas sectaire, au contraire, il montre toute la subtilité du choix du vêtement. Choix que l’on fait en général inconsciemment… certains parmi nous pourraient être considérés comme passe-partout… genre une peau mate, un joli visage et une belle morphologie, ceux-ci, même dans un sac à patate auraient de l’allure! Mais au-delà de l’allure extérieure, il convient de tenir compte du ressenti intérieur… Et alors là! Pffff… Soit c’est une révélation :-), soit c’est un parcours du combattant :-(. Mais courage, ça en vaut vitalement la peine!
Bon, je pars du principe que ce sont plus des parents qui me lisent que des enfants. Donc avec vos années de vie, que vous soyez homme ou femme, vous avez bien(ou commencez à définir) défini les habits qui vous conviennent. En général, on procède par ordre de ce qui ne nous va pas. Erreur ou pas? J’avoue que je ne sais pas. La forme du vêtement… encolure ronde ou en V… autre? Des fois on ne sait pas. Matières? Il y a les douces, les fluides… les agréables… Et pourtant, une fois portée on à l’impression qu’elles dégoulinent ou alors qu’elles nous étriquent. Alors oui, en magasin on touche vaguement le tissus, la couleur y est à peu près, la taille c’est bon et hop l’achat est fait. Cependant, impossible de le mettre! Qué? Quoi? Mais qué passa? Si c’est un achat pour notre enfant, il hurle, il crise et crie qu’il ne veut pas l’enfiler! Ce à quoi dans l’énervement nous pouvons lui répondre: “Mais bon sang! T’as vu son prix?!?” Heu… plus c’est cher, plus c’est confortable???… Malheureusement pas. Alors quoi???
Chaque corps est différemment fait:
– Structure: Osseuse, ronde, longiligne?
– Carnation: Blonde, brune, rousse? Plutôt grise ou plutôt dorée? Plutôt chaude ou plutôt froide? Ah AH la blague! ? Ses grands-parents ont compté les orteils! Et ouf! Le compte y était! Mais au-delà de ça, il y a sa nature profonde… Au-delà des mes goûts et de mes projets pour lui, il va falloir l’accompagner dans tout son être.
Soyons francs, au-delà du relooking, qui vise plutôt à cacher nos soit-disants défauts plutôt que d’exprimer notre vraie valeur, il y a: MOI (ou lui) et LE VÊTEMENT: Quelle matière, quelle forme, quelle couleur? ça, ça peut être tout un travail, surtout si nous nous sommes trop éloignés de nous-même… Mais la bonne nouvelle est que nos jeunes enfants n’ont pas tout ce passé d’à priori! Ils savent au moins, instinctivement, quelles matières et quelles formes, ils supportent sur leur peau. Un tissu dense et épais? Un tissus dense mais en même temps léger? un tissus fluide? Tout ce qui peut nous paraître un caprice d’enfant au moment où on l’habille est en fait indice ;-). Un tissus léger quelque soit la température extérieure? Un tissus épais alors qu’il fait 30°C à l’ombre? Autant d’indice qui vont vous aider à déterminer sa nature.
Sachant que les matières de tissus correspondent aux quatres éléments: air, terre, feu, eau, on pourra cataloguer les tissus ainsi:
– serrés et lourds: expriment la terre
– légers et aérés: expriment l’air
– fluides: expriment l’eau
– secs et grattants: expriment le feu
Voilà, CQFD, nous exprimons, à travers notre corps les 4 éléments naturels. Mais pas que… Au delà des couleurs des couleurs, nous exprimons aussi les quatre tonalités: Eté, automne, hiver, printemps? Mais pas que… pendant qu’on y est, pourquoi ne pas s’intéresser aux trois structures: losange, cercle, ligne. Ah ben oui, tout cela est fort complexe. Mais si, en tant que parents, nous arrivons au moins à respecter SON choix de textile, c’est tout un bien-être en plus que nous lui offrons! Viennent ensuite à un niveau ou à un autre les autres éléments… What? Heu…ben oui, évidemment;-) nous avons différents corps énergétiques…
Pour faire court, et revenir au titre du billet: le vêtement a une grande importance dans l’épanouissement de l enfant, un confort et une sécurité inégalable (et je mesure mes mots!)
Alors, jeunes parents, soyez à l’écoute du ressenti corporel de votre enfant (tout en vous mettant à la vraie écoute de vous-même).

D’où m’est venue cette idée, pour certains, saugrenue?
1. En feuillant un magazine d’outils pour enfants autistes dans lequel ils proposaient un gilet lesté…Pour augmenter la densité corporelle de l’enfant et lui permettre d’atterrir?
2. Par expérience, suite à de achats pour mes enfants qui ne correspondent absolument pas à ce qu’ils attendent d’un vêtement, au-delà de la mode.
3. Suite à mon propre chemin concernant le vêtement.
Un sujet nouveau pour une humanité en évolution et qui attend vos commentaires et le partage de vos expériences 🙂

le bruit

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Voilà  plusieurs années que je souhaitais vous parler du bruit. Et voilà  mon voisin qui m’en donne l’occasion. Bientôt 12 heures de bruit de perceuse et de marteau non stop… Allez, tant qu’à  faire je vais lui demander de venir faire 2-3 trous chez moi.
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