Le Blog Tuasmalou
Partage d'expérience par une maman

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Prévention noyade

Personnages

La belle saison vient à peine de commencer qu’il y a déjà plusieurs jeunes enfants qui ont perdu la vie accidentellement dans l’eau.
Le petit d’homme ne sait pas nager et sera complètement incapable de faire quoique se soit dans cet élément jusqu’à ce qu’il ait acquis certains apprentissages. En attendant que monsieur ou mademoiselle junior se décide à savoir nager, il faut surveiller à 110% son petit bout de chou. Surveiller ce n’est pas juste savoir qu’il est quelque part dans les parages et qu’il joue tranquillement, oulala! Non, non, non!
1.SURVEILLER, LORSQU’IL Y A DE L’EAU À PROXIMITE, C’EST AVOIR SON PETIT À PORTEE DE MAIN.
2.SURVEILLER, CE N’EST PAS NON PLUS PENSER QUE QUELQU’UN D’AUTRE LE SURVEILLE.
Je ne dis pas que quelqu’un d’autre ne peut pas le faire, mais il faut s’assurer qu’il y a effectivement une personne chargée de cette mission. Le risque est surtout présent lorsqu’il y a une fête par exemple: beaucoup d’adultes sont présents et le risque est de penser que « l’autre«  surveille. Même si dans ce cas tout le monde a un peu un oeil sur chaque enfant, cette surveillance là ne suffit pas lorsqu’il y a un danger à proximité. (plan d’eau, route, falaise) Dans ce cas, il faut les deux yeux et la présence physique d’un adulte pour surveiller un jeune enfant.
L’eau (ou un danger) à proximité c’est quoi? une marre, une piscine, une pataugeoire, une bassine, une rivière, un ruisseau, un lac, la mer, l’océan…
La proximité c’est quoi? entre 0m et… 2 kilomètres. Ben oui ça gambade parfois très bien un jeune enfant!

Cours pour bébés nageurs? La plupart des cours pour bébés, apprennent aux petits à se mettre sur le dos. Flotter sur le dos n’étant pas naturel pour beaucoup, certains se débattront avec force pour se retrouver sur le ventre. Patiemment, il s’agira de conduire le petit à cette position de sécurité afin qu’il acquière ce réflexe.
Un conditionnement un peu à la Pavlov, mais qui, une fois acquis peut s’avérer salvateur. D’ailleurs c’est notre position de survie dans l’eau, malheureusement, faute de le savoir, peu de gens ont le réflexe de se mettre sur le dos lorsqu’ils ne sentent plus aptes à nager, d’où des noyades à tous âges…
Pour ma part, j’ai choisi une autre voie concernant les bébés nageurs. Parenthèse: mon fils aîné hurlait à chaque fois que j’essayais de le mettre sur le dos, la prof me disait de ne rien lâcher, de continuer encore et encore… Punaise le calvaire! J’adore l’eau, j’y suis en totale confiance, à l’époque, je ne pensais même pas aux risques de noyade! Juste le plaisir d’être dans l’eau, nager, sur et sous l’eau, jouer faire des expériences… Donc, j’ai changé de bassin*, changé de manière de découvrir l’élément eau. Savoir retrouvé seul ses appuis, se déplacer, découvrir la flottaison, être en confiance tout en connaissant ses limites, la voie de la découverte sans contrainte en toute sécurité. Mais je me rends compte que s’il était tombé à l’eau par accident, il n’aurait probablement pas eu le réflexe de survie: se mettre sur le dos. L’approche de l’eau que j’y ai faite était plutôt basée sur les joies et les risques de l’eau. J’ai donc vu mes enfants s’approcher prudemment de la piscine, se tenir à distance lorsqu’ils savaient que personne ne pouvait les sécuriser s’ils étaient dans l’eau… l’accident n’était probablement jamais loin, mais j’étais toujours prête et eux savaient qu’ils ne pouvaient pas encore aller dans l’eau seuls. Un de mes buts était atteint (surtout qu’il y avait une piscine non sécurisée chez leur grand-mère), mais comme je l’ai déjà dit un accident aurait pu arriver et je ne suis pas sûre qu’ils auraient eu le réflexe de se mettre sur le dos une fois tombés à l’eau. J’ai regretté le temps où je pouvais me poser sur une chaise longue au soleil et bouquiner tranquillement, mais j’étais là, présente, attentive. Cette période, dites vous bien, ne dure qu’un temps.

Comprenez bien, croyez-moi sur parole:UN ENFANT QUI SE NOIE NE FAIT PAS DE BRUIT! En effet, sachez-le et retenez-le, contrairement à nous qui pourrions éventuellement penser à appeler à l’aide en de telles circonstances, en enfant va juste chercher à prendre de l’air. IL MANQUE D’EXPERIENCE pour savoir que dans ce cas de figure il faut qu’il prenne son souffle ET EN MÊME TEMPS QU’IL APPELLE À L’AIDE. Il ne le peut de toute façon simplement pas! C’est trop de chose à faire en même temps! Son réflexe va donc être de chercher de l’air, en silence…. Juste survivre…pour vivre encore.

Oui, je sais, chaque année, à même époque, je parle des noyades. Désolée, mais si le printemps prochain je relis dans les journaux qu’un enfant ou un jeune ou un vieux s’est noyé…vous y aurez encore droit! À vous de faire en sorte que je puisse enfin arrêter d’écrire sur le sujet! Passez le mot! Informez les parents, les grands-parents: ça a l’air tellement évident pour certains que lorsqu’il arrive un accident mortel, tout le monde est surpris… Mais de cette surprise là, personne ne s’en remet!

Vous trouverez mes précédents billets sur le thème de la noyade en cliquant sur le lien suivant: NOYADE

*école de l’eau, Satigny, Genève

Allaiter l’enfant d’une autre

Personnages

Une femme qui allaite l’enfant d’une autre… C’est ce qu’a tout naturellement fait une femme. De son geste, elle en parle avec ces mots: « Mon geste a consisté à tendre la main à quelqu’un qui en avait besoin,…, en faisant ce que je pensais être le meilleur, voire le seul moyen d’aider cette mère et son enfant… »*

Dans les deux pages qui relatent son expérience, plusieurs points déjà abordés sur ce blog ressortent.
1. Le manque de lait. Allaiter ou pas est un choix personnel. Le choix d’une mère certes, mais aussi d’un père. Un choix complexe puisqu’il va toucher à notre intimité, notre éducation, notre culture, nos relations proches et lointaines. Rares sont les femmes qui ne peuvent, physiologiquement, pas allaiter. Plus nombreuses sont celles et ceux pour qui l’obstacle est psychologique. Par exemple, l’image de la vache laitière semble malheureusement encore bien ancrée et les seins ne sont vus que du point de vue sexuel.

2. Risque de transmission de maladies.
A la fin de l’article, une note stipule que le centre américain de contrôle des maladies indique que « le sida et autres maladies infectieuses graves peuvent se transmettre par le lait maternel. Cependant, le risque d’infection à partir du lait maternel, même si la femme est séropositive, est extrêmement faible. Pour les femmes qui ne sont pas porteuses du sida ni d’autres maladies infectieuses graves, les risques pour l’enfant qui reçoit le lait maternel sont minimes ».
Ici, on est dans un sujet plus délicat, on connait la propension des américains à se munir de tous les moyens possibles pour éviter un procès coûteux et, par rapport au sida, et autres maladies pouvant être transmises par le lait maternel, on ne discutera même pas ces avertissements. Par contre, souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, être nourrice était un métier! Certaines femmes des villes payait une femme des campagnes pour nourrir, AU SEIN, son enfant. C’est beau, ça non? Est-ce à dire que la nourrice n’avait jamais le rhume? Que jamais elle ne trempait ses lèvres dans un verre de vin? Non, elle vivait normalement et allaitait normalement! À lire l’histoire des nourrices, , on peut soit prendre peur, soit avoir un regard compatissant envers les difficultés d’allaitement. Que d’obstacles devons nous vaincre pour allaiter notre enfant! En effet, la nourrice devait être blonde ou brune mais surtout pas rousse. Plutarque recommandait de faire allaiter son enfant par quelqu’un d’autre afin que la mère ne vieillisse pas trop vite… Des idées presque vieilles comme le monde dont la mère d’aujourd’hui doit se défaire.

Donc voilà, à la lueur de l’histoire des femmes, de mon histoire de mère, je me dis qu’on a sacrément bien évolué. Bravo à chaque femme qui a réussi à faire un pas, quelque soit la grandeur et la direction de ce pas. Parfois nous faisons un pas en arrière pour mieux sauter et parfois pour nous protéger.

3. Le stress.
Au-delà de ces vieilles raisons, il y a des raisons beaucoup plus concrètes, beaucoup plus actuelles, une de ces raisons est le STRESS. En effet, l’adrénaline produite lors de situation de stress va mettre en veille l’ocytocine. De la même manière que lors de l’accouchement, si le stress est trop important (d’où production d’adrénaline) le travail sera ralenti voire stoppé, une baisse de lait pourra survenir en cas de stress. Et c’est exactement ce dont il est question dans l’article. Avec beaucoup de sagesse, elle rassure cette maman désemparée et l’encourage à faire preuve d’un peu d’indulgence envers elle-même car elle sait qu’une fois que la vie aura repris son cours et qu’elle sera entourée de sa famille, l’allaitement pourra se mettre en route.

Le stress et l’allaitement est quand même un histoire relativement récente…
« Au XIXème siècle, la croissance urbaine et le développement du travail de la femme va intensifier la mise en nourrice… »  La femme commencé a travailler en dehors de chez elle, à faire par exemple de longues heures dans la boutique de son mari afin de le seconder. on est au début de l’ère industrielle, un tournant pour l’humanité. Cinquante ans auparavant on mettait son enfant en nourrice par choix, à présent, on le met par obligation, face à ces gros changements, la femme doit s’adapter et elle le fait du mieux qu’elle peut. Alors si sur votre route vous rencontrez un bébé affamé, écoutez votre coeur 🙂

Pour lire d’autres billets sur le sujet, il suffit de suivre le lien ci-dessous:

allaitement & Co.


*Lire l’article dans son intégralité ici

Les joies de l’automne, les jeux d’automne

Personnages

Mais où sont donc passés ces magnifiques tas de feuilles dans lesquels il fait si bon sauter et se cacher (au désespoir des parents quand les enfants rentrent couverts de poussière de feuilles 🙂 )

Les feuilles mortes? Aussitôt vues, aussitôt soufflées, aussitôt dégagées! 😉 Heureusement quelques enfants rassemblent encore ces feuilles mortes « oubliées », en font des gros tas avec leurs pieds et sautent à  coeur joie dedans! Heureusement encore, les feuilles tombent plus vite et plus souvent que passe le jardinier.

Dans un parterre de feuilles, on peut aussi dessiner un labyrinthe et faire toutes sortes de courses, de poursuites et de parties de loup.

On pourra ramasser des feuilles, les ramener à  la maison et faire un joli bricolage en attendant l’heure du dîner.

J’espère que ces quelques idées de jeux vous donneront envie d’aller jouer dehors, même si les températures commencent à  chuter.
Vous avez d’autres jeux? Partagez les nous! 🙂

Traverser la route en toute sécurité

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Je ne sais pas à  quel moment le comportement des piétons à  basculer mais l’exemple donner à  nos enfants est dangereux. Avec cette nouvelle interprétation de la priorité aux piétons, tous les usagers de la route se retrouvent dans une situation bien souvent imprévisible. Un piéton c’est fragile, quelque soit son âge.
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Rentrée scolaire et…alimentation.

Personnages

Voilà , c’est la période de la rentrée scolaire. En tant que parents, vous avez certainement pensé à  tout. Cartable, habits, activités extrascolaires, organisation… Tout quoi! Même la petite boîte pour les 10 heures et le goûter! Et…? Que contiendra cette boîte? Attention, on ne rigole plus avec les goûters!
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Protégez vos enfants du soleil… Une multitude d’idées pour y arriver!

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Quand j’entends ça, c’est à  dire toutes les mises en garde par rapport au soleil, bien souvent je me dis: « Bah c’est bon! On a compris! » En effet, chaque année c’est la même chose… « Pas de soleil pour les petits, éviter toute exposition entre 11 heures et 15 heures…. » Et bien, aujourd’hui, je crie « AU SECOURS! Il faut continuer de marteler ce slogan, le faire figurer partout: panneaux publicitaires, entrées de plages, aéroports et même le faire apprendre par coeur aux parents, genre pas le droit de sortir de la maternité tant que le texte n’est pas parfaitement su!
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